AGELMODE
AGELMODE co-fondatrice de Langogne vers l'an 1000 Dans la fastueuse reconstitution historique de la fondation de Langogne, qui marqua les fêtes du couronnement de Notre-Dame de Tout Pouvoir par Mgr Bonnet, en 1890, Agelmode (ou Agelmodis) figurait à juste titre : elle était l'épouse du vicomte du Gévaudan, Etienne, à qui la cité doit son existence par monastère interposé. Aux approches de l'an 1000, la chrétienté n'a pas craint une fin du monde imminente, comme on l'a imaginé... bien plus tard. Mais elle a souffert en 997 du «mal des ardents», «feu caché», qui «consumait les membres et les détachait du corps» (il semble que ce soient les caractères que nous attribuons aujourd'hui à l'ergotisme). Ce mal frappait des populations sous-alimentées du fait que l'espace agricole cultivé était encore restreint; et pour défricher et cultiver, rien ne vaut un monastère. C'est pourquoi le vicomte Etienne et son épouse, très pieu...